La maison de production MON KISS, issue de l'association de Naomi Monson et d'Axel Kissel, est née d'un besoin irrépressible de désamorcer la monotonie du quotidien, de contrer les machinisations des âmes et des coeurs, et de capter ce qui à tout instant se dérobe et nous constitue: nos émotions et le bruit que cela fait lorsqu'elles ne sont plus contenues.
Ici, nous écrivons, nous pensons, nous brouillonons. Nous constituons, nous cherchons, nous nous heurtons. Nous n'avons peur ni de nos failles, ni de nos débordements. Nous leur rendons grâce en les filmant.
Ailleurs, nous sommes des gens somme toute tout ordinaires, parents et happés par le ronron du quotidien.
Aujourd'hui, nous poursuivons notre chemin avec celles et ceux qui croient comme nous que c'est de l'autre côté qu'il est si bon de se trouver. Du côté où rendement et performance ne sont que de maigres mots face à l'immensité de ce que nous sommes, chacun.
Le monde a besoin d'autre chose que cette frénésie qui nous pousse vers un lieu de moins en moins habitable.
Et cet autre chose se trouve, peut-être bien, aux confins de ce qui nous rend profondément vivants et uniques en tant qu'humains: nos imaginations.
Notre histoire
Tout a commencé en 2017, lorsque le chemin de la discrète qui fait du bruit croise celui du bruyant incompris.
2017, lorsque la vie d'Axel se mêle à celle de Naomi.
De leur rencontre on a vu naitre des tonnes d'idées désordonnées, des carnets, des projets jamais aboutis. Le tout dans une ambiance de CDD, d'intérims et tutti quanti.
Expérimentant ce que la fluidité sur le marché du travail signifie, les deux vagabonds en ressentent aussi le vertige, et le vide que cela induit.
Alors, face à l'instrumentalisation des êtres et face à la duperie, ils s'arment d'humour, et de poésie.
Lorsqu'en 2019 nait leur enfant, nait aussi cette envie de capter le fragile, l'éphémère, les instants.
Voici donc qu’ils décident de transcender leur condition d’acteur et se désirent réalisateurs.
Dotée d’une caméra à la hauteur de ses moyens, à savoir celle de son portable à portée de mains, Naomi capte avec frénésie plus de 400 vidéos de sa petite famille.
Il y est question d’un papa perdu dans la vie, de son itinérance et de son grain de folie.
S’ensuit un montage sur un MacBook presque brûlant, et une obstination nécessaire à tout aboutissement.
Fin 2019, UN PEU PAUME, premier film issu de l’union de ces deux êtres désabusés, est né.
Cette oeuvre, qui se voit classée comme étant un documentaire par la SCAM (Maison des auteurs - Bruxelles), dote du même élan sa réalisatrice d’une carte officielle de prestataire de l’audiovisuel et propulse le protagoniste du film au rang d'acteur principal.
2020. Leur enfant chérie, Charlie, grandit.
Et voici que l’ère se sclérose avec des mesures qui nous exposent de jour en jour, et de nuit en nuit, à un monde de plus en plus réduit, tant géographiquement qu’au niveau de l’esprit.
Face à ce constat, les deux bruxellois décident le mouvement, déménagent à Liège, et s’inscrivent avec résolution à une formation technique en audiovisuel.
C’est au cours de cette année de formation qu’ils rencontreront leur cadreur, Simon. C’est aussi là que se lie une complicité créatrice avec le rappeur Vega, et une connivence scénaristique avec Patrick.
Les prémisses du second projet de ces amoureux du cinéma sont posées: voici que ce petit monde sera partie prenante du premier court-métrage de fiction de ce qui deviendra un jour MON KISS : "Ce que l'on ne dit pas".
2022. Patrick Werner et Naomi Monson initient le projet en se réunissant régulièrement pour l'écriture du scénario.
Les mots s'écrivent, les idées fusent, et les jours gris se dotent de couleurs de plus en plus addictives. S'ensuivront alors des années de débroussaillage nécessaire à concrétiser ce projet qui nécessite moyens, rencontres et opportunités. CE QUE L'ON NE DIT PAS pousse les expérimentateurs à créer leur propre structure de production. De la phase de pré-production, le film passe en période de tournage en mai 2024, avant de connaitre une année de postpruction en 2025.
L'équipe est à ce moment-là constituée de Simon Drapiez (chef opérateur), Melin Vazquez (assistante image), Sarah De Bakker (assistante technique), Axel Kissel (acteur et producteur), Naomi Monson (réalisatrice), François Legrain (musicien et mixeur), Ellias Callebaut (ingénieur du son) et Daniel Schmitz (sound design), et ne verra la concrétisation de son travail sur grand écran qu'en 2026.
CE QUE L'ON NE DIT PAS poursuit désormais sa vie en festivals.
2025. Le second court-métrage de MON KISS, écrit en 2024 par Naomi, passe en phase de tournage.
NOTRE HISTOIRE N'AURA PAS LIEU, projet poétique s'il en est, tente de traduire par l'image et les mots la délicatesse d'une rencontre qui se heurte à l'impossible.
Ce qui nous guide
Le grain avant la perfection : accepter l’accident utile.
Des équipes serrées : peu de monde, beaucoup d’écoute.
Des récits ancrés : lieux réels, voix locales, temps long.
La post-prod comme écriture, pas comme rattrapage.
La diffusion : festivals, salles partenaires, écrans publics.
Comment on avance
Intention & moodboard — on fixe l’image finale avant le plan de travail.
Écriture courte — dix pages max, une tension claire.
Repérages & tests lumière — Super 8 ou capteur, on choisit la texture.
Tournage concentré — quelques jours, un rythme de chambre.
Montage & diffusion — cut, mix, dossiers festivals, projections.
« On ne cherche pas le plan parfait. On cherche le plan qui reste dans la tête après la lumière éteinte. »
Sur le plateau
Que ce soit en pellicule ou en numérique, le plateau MONKISS reste le même : peu d’équipement, beaucoup d’attention au silence, aux mains, aux fenêtres. On préfère une bonne heure de lumière naturelle à trois projecteurs de trop.
Envie de coller un court avec nous ? Écrivez-nous — on lit chaque intention.ù lrecheunme dan s farcaa